Comment je suis devenue moins stressée

Les blablas
10 juin 2016 / By / , /

Ressasser le déroulement d’une journée sans fin, retourner un problème dans sa tête, ruminer une discussion jusqu’à ne pas arriver à dormir de la nuit, ça vous parle ? Moi oui ! J’ai naturellement une grosse faculté à tourner en rond et à me laisser envahir par mes soucis, mais depuis quelques temps, j’arrive mieux à gérer ça et je me suis dit que le travail que j’avais entrepris pour lâcher prise pouvait peut-être intéresser d’autres personnes.

1. Prendre conscience du soucis

Lâcher-prise est, je crois, le mot essentiel de cette introduction : j’ai pris conscience lors d’une séance avec mon ostéopathe que ce qui me stressait en réalité était mon envie de tout contrôler dans ma vie et de l’impossibilité d’y parvenir (parce que la vie est comme ça). Du coup, la pression montait à chaque fois que je ne maîtrisais pas les événements. Mon esprit avait alors tendance à essayer de trouver où j’avais merdé et laisser les choses partir en vrille.

Bilan : je me mettais une bonne pression sur les épaules, j’analysais toutes remarques et situations et j’avais une grosse tendance au perfectionnisme. Bref, les bases d’un bon stress quotidien qui me donnait parfois envie de ne pas oser pour ne pas échouer ! Autant dire rien de très productif au final.

La première étape a été de prendre conscience que ce comportement était à l’origine de mon stress. C’est certainement la chose la plus importante et la plus difficile quand on est happée en permanence par le quotidien. Ne pas travailler pendant six mois a été une clef. Pendant mon congés maternité la chose la plus importante était de m’occuper de moi et de Camille et ça m’a fait un bien fou. Quand j’ai repris le travail et un quotidien plus actif, je me suis jurée de ne plus stresser autant.

2. Prendre du temps pour soi et méditer

Les séances de yoga que j’ai commencé pendant ma grossesse ont été aussi un déclencheur : ce rendez-vous hebdomadaire avec ma prof était un super moment. Elle m’a obligée à ralentir et à écouter mon corps et mon esprit sans en faire trop. J’ai particulièrement apprécié les entrées et sorties de séances où elle m’accompagnait dans une posture méditative. Mon moi terre à terre et cartésien s’est pris une petite claque, lui qui n’était pas du tout intéressé par ce genre de choses et j’ai bien dû admettre que m’occuper de mon esprit était important. J’ai lu pas mal de choses, j’ai aussi testé l’application Petit Bambou pour m’aider. J’essaie depuis de m’appuyer sur la méditation en pleine conscience quand je perds en sérénité mais je ne suis encore qu’un petit padawan en la matière.

Contrairement à avant, je n’essaie plus de combler le moindre moment vide de mon agenda pour éviter de devoir me retrouver seule avec moi même. Au contraire, j’apprécie énormément ces moments solitaires. Et c’est déjà un gros progrès !

3. Se lancer sans (trop) réfléchir

Enfin quand Camille est né, m’occuper de lui sans m’oublier a été un challenge. J’ai du faire une croix sur le perfectionnisme pour voir mes projets persos aboutir. Avec juste quelques heures de sieste pour travailler et plusieurs livres en préparation, il fallait être efficace. J’ai développé mon nouveau mojo : si tu envie de faire un truc et que tu as les moyens de le faire, n’attends pas que toutes les étoiles soient parfaitement alignées. Fini les prises de chou pour réfléchir sur la meilleure façon de faire ci ou ça, les « si seulement je … », je me suis lancée dans l’action parfois sans trop réfléchir (ohlala grosse nouveauté pour moi) et finalement ca m’a plutôt réussi. Bien sûr, il ne s’agit pas d’être inconsciente mais pas mal de choses peuvent finalement se décider au fil de l’eau sans être obligée de faire 2483 plans sur la comète avant si les risques en cas d’échec sont modérés.

À chaque fois que je commence un nouveau projet et qu’un doute m’assaille, je me pose donc la question « que peut-il arriver de pire ? ». Si le danger me paraît pas si dramatique que ca, je peux foncer sans trop m’inquiéter. C’est assez fou comme cette simple question m’a permis de relativiser pas mal de choses !

4. Relativiser les échecs

Bien sûr, ça m’est arrivée du coup de me planter mais au moins j’ai appris beaucoup de mes erreurs et certainement beaucoup plus qu’en théorisant le truc pendant des semaines.

J’ai de la chance de bosser dans une boîte formidable en la matière qui prône le « blameless post mortem ». L’idée derrière cette expression : que personne n’arrive au bureau le matin avec l’intention de saboter son boulot. Plutôt que de rechercher un responsable quand il y a un soucis, l’idée ici est de regarder l’ensemble de la situation et le contexte qui a amené à ce problème pour comprendre sans juger personne et pouvoir apprendre de cette erreur pour créer de meilleures conditions pour les prochains projets.

L’échec n’est plus un échec mais une chance de s’améliorer a l’avenir : ça paraît évident une fois dit et ça permet de libérer la créativité des équipes qui peuvent plus facilement tenter et tester de nouvelles choses.

Bien sûr tout le monde ne travaille pas dans une boîte aussi cool, mais on peut appliquer ces principes pour ses propres projets et réfléchir à ce qu’on a réussi, ce qu’on appris et ce qu’on ferait différemment si c’était à refaire au quotidien sans se sentir responsable du moindre couac et tomber dans le syndrome « je suis nulle, j’arriverai jamais à rien … »

Bilan après un an

J’ai encore beaucoup de progrès à faire mais ces 4 points m’ont déjà beaucoup aidé. De mon côté, je stressais de ne pas savoir lâcher prise et de me sentir responsable du moindre couac. J’ai appris à relativiser et à observer mes sensations, ce qui m’a permis une plus grande indulgence.

Libérée de cette pression que je me mettais toute seule sur les épaules, j’ai pu avancer plus vite sur mes projets et gagner en confiance en moi et en sérénité !

Ce travail sur moi même me permet aussi d’avancer sur le point 4 de mes résolutions pour 2016 : arrêter de me poser 10.000 questions ^__^
Si vous êtes stressée je vous invite vraiment à profiter de vacances ou d’un moment calme pour faire une pause et essayer de comprendre pourquoi vous êtes dans cette situation. Qu’est ce qui vous stresse, pourquoi cela vous stresse et que pouvez vous faire pour y remédier ?


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29 Comments

  1. Marieafdmt dit :

    Merci de nous faire partager ton expérience…Ah ! le perfectionnisme objet de beaucoup de freins, je connais. Et quel bonheur de voir que si on lâche prise, la terre ne s’écroule pas. Je ne suis pas tout à fait dans ta tranche d’âge (plutôt la soixantaine…:) ), mais je trouve qu’en effet, il n’est jamais trop tard pour se délester de notre self-stress., et que ça vaut vraiment la peine d’essayer. Bonne journée

  2. Marine dit :

    L’année dernière j’en étais arrivée au même constat, je me bouffais la vie en stressant pour tout et rien. J’ai décidé de changer parce qu’à seulement 25 ans, je n’avais pas envie d’être deja une boule de nerf permanente.
    J’y ai remédié avec plusieurs choses. Deja, me rendre compte que ça ne sert à rien de tout ressasser toute la journée, on se perd dans nos pensées et on arrive à rien.
    Ensuite, j’ai réappris à m’organiser. Je fais pas mal de listes pour ne rien oublier et mon semainier de bureau m’aide pas mal. J’ai également une appli de to-do qui me permet de noter directement ce que j’ai en tête pour le reporter plus tard sur mon semainier. C’était un peu compliqué au début mais c’est rentré dans les habitudes et depuis, j’ai juste à penser à regarder ces listes au cours de ma journée.
    Niveau organisation, j’ai aussi appris à arrêter de procrastiner, je crois que c’est le pire truc du monde car après avoir tout remis au lendemain, tu te retrouves à stresser avec un milliard de choses à faire sur les bras. Je travaille depuis chez moi donc je me suis imposée un rythme de travail pour m’en sortir et ça va beaucoup mieux depuis.
    Cette organisation me permet comme tu le dit dans ton article de prendre du temps pour moi, chose que je n’avais pas avant.
    Je me suis inscrite dans une salle de sport où il y a également des thermes marins, des cours de yoga et pilates et ça me fait un bien fou !
    Tout ça pour dire que ça fait à peine un an que j’ai changé mes habitudes et que depuis ça va beaucoup mieux, je me sens nettement plus sereine et j’ai aussi le temps de faire beaucoup plus de choses qu’avant et de profiter de mon temps libre seule ou avec ma famille et mes amis ! Contente que tu aies pu trouver la sérénité également, c’est tellement important aujourd’hui je pense avec tout ce qu’on peut traverser au quotidien !
    Biz

    • Laetitia dit :

      Merciiii Marine de ton témoignage ! Je suis en train de tester un nouveau système d’organisation pour ma part. Comme toi je faisais des listes (sur post It, dans des carnets, via une appli, j’ai teste pas mal de choses,…) mais je finissais par les chercher, les oublier, avoir trop de listes … Du coup, je teste une nouvelle organisation à partir de ma boîte mail. Hier je suis arrivé à Inbox 0 sur ma messagerie du bureau et seulement 5 e-mails dans ma to do, ce qui est une petite victoire ! Si tu as une formule magique pour ton organisation, je prends 😉

  3. Laura dit :

    Merci pour ses petits conseils. J’avoue que ici en période d’examen je suis en période de stress et même en général j’avoue vite stresser pour rien et voir ton expérience et ta façon de relativiser on se rend compte que c’est pas si difficile pour lâcher prise et profiter du moment présent.
    Merci
    – Belle découverte via Hellocotton.
    Laura – https://junethirty.wordpress.com

    • Laetitia dit :

      A la la, les périodes d’examen, cela a été mon calvaire ! Je me souviens avoir rumine une nuit entiere apres un partiel de math à me dire que j’aurai pas dû écrire ca, que je m’étais planté ici, que tout le reste serait faux du coup,… Le truc servait tellement à rien une fois la copie rendue, juste à bien me fatiguer pour les partiels suivants quoi !
      Bon courage en tout cas pour tes examens, j’espère que tune feras pas comme moi !!

  4. carine dit :

    Je suis une stressée de la vie,perfectionniste et çà me fatigue,merci pour tes conseils!!je vais les appliquer,même si le naturel revient aussi rapidement!il faut se faire violence!

    • Laetitia dit :

      J’espère que cela pourra t’aider à lâcher prise, mais comme tu dis c’est une lutte quotidienne au départ pour les « stressées de la vie » 😉

  5. marionromain dit :

    « Bref, les bases d’un bon stress quotidien qui me donnait parfois envie de ne pas oser pour ne pas échouer ! »
    -> Mais dis donc, n’es-tu pas entrée dans mon cerveau cette nuit, pour écrire cette phrase que je croirais faite pour moi ?
    J’ai presque envie d’imprimer ton article et de le placarder au-dessus de mon bureau en surlignant les passages importants au Stabilo rose, c’est dire ! 🙂

    Merci pour ce billet ! J’ai encore un long chemin à parcourir pour en arriver à ces conclusions, mais… ton article me prouve que tout est possible !

    • Laetitia dit :

      Mais oui c’est possible. Je devrais peut être faire des affiches de motivation à télécharger 😉

  6. Marie dit :

    hello!
    Tes résolutions pour moins stresser , je les connais bien. je tente aussi de pratiquer la pleine conscience et de méditer chaque jour, ne serait-ce que 10 minutes. je recommande à ce sujet les écrits de Christophe André et Jon kabat-Zin très accessibles. Personnellement, j’ ai fait un début de burnout ,il y a un mois. Bêtement, j’ai accumulé les petits stress de la vie au travail et en famille en « oubliant » de prendre soin de moi et de me ressourcer (comme dit ma psy…). Je me suis rendu compte que je ne différenciais plus l’important de l’urgent, ce qui est essentiel pour moi des exigences des autres. respecter ses valeurs se révèle aussi essentiel. Savoir dire NON ou STOP aussi. Bon, je pourrai parler des heures de ce sujet: le stress. je suis une anxieuse de naissance et je regrette de n’avoir réellement rencontré le ZEN que passé 40 ans.

    • Laetitia dit :

      Merci pour les recommandations de lecture 🙂 je vais aller voir ca ce week-end. J’espère que ca ba mieux pour toi aujourd’hui. Et comme tu dis distinguer ce qui est essentiel n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît. On a trop tendance à s’oublier parfois, surtout avec plusieurs vies à mener de front !

  7. Gema dit :

    Je me reconnais tellement dans ce que tu racontes. Je suis un sac de nerfs et je travaille pour prendre la vie plus zen. Pareil à toi je me suis mise à la méditation et au yoga. Le premier pas commence par se rendre compte de notre problème après c’est « juste » de la force de volonté et de la pratique !
    Courage à toi, des bisous 🙂

  8. Oulala je me reconnais tellement dans ce que tu as écrit! J’ai fait à peu de choses près le même cheminement que toi . Je suis contente de voir que je ne suis pas la seule à qui le lâcher prise a demandé une démarche un peu longue mais tellement bénéfique 😉 Je suis encore parfois assaillie de doutes mais bon, on ne se refait pas!! En tout cas merci pour ton article!

    • Laetitia dit :

      Merci de ton commentaire. Moi aussi les doutes m’assaillent encore de temps en temps. Ca a parfois du bon aussi et permet de se remettre en question, mais par contre, il ne me paralyse plus et pour moi, c’est ca l’important !

  9. Lila dit :

    De très bons conseils !

  10. Amélie dit :

    Coucou!

    Bravo! Je suis aussi adepte de ce concept là 🙂

    Amélie

  11. Lucie dit :

    Je me reconnais tout à fait dans ton article! J’ai fait le même constat et clairement ce n’était plus possible pour moi de rester dans un état de stress et d’anxiété permanent.
    J’ai commencé le yoga et la méditation avec Petit Bambou et (même si je n’y croyais pas du tout) cela m’a beaucoup aidé à mettre mon cerveau sur pause, à retrouver le calme, à me concentrer sur le présent, à relativiser. Je ne m’accroche plus aux pensées négatives, je les laisse filer (j’ai toujours en tête les bulles de savon de Petit Bambou 😉 ) et cela y fait déjà beaucoup.
    En lisant ton article je me dis que j’en suis à l’étape 3 : j’ai encore beaucoup de mal à me lancer et très peur de l’échec. Mais j’espère que comme pour toi, ça viendra.
    Je le vois un peu comme un combat quotidien contre moi-même, mais ça vaut le coup!

  12. Merci pour tes conseils, je suis une angoissée de nature, je vis constamment avec la boule au ventre (la vraie, celle qui fait mal), et il faut vraiment que je change. On ne vit qu’une fois, tout ce stress ne mène à rien de bon. Bravo pour ton changement et tes bons résultats. Bisous

  13. Merci pour ces astuces!
    Le yoga et la méditation m’aident à me centrer et puis, mes exercices de yoga me permet de bien me réveiller le matin et la méditation m’aide à me calmer après une journée de travail. =)

  14. eva dit :

    Bonjour, merci beaucoup d’avoir partagé cette expérience. Je suis depuis plus de 2 semaines en arrêt maladie et je pense que ça va être l’occasion de faire le point, j’ai beaucoup stressée ces derniers temps et cette chute de vélo en est sans doute la conséquence. Une amie m’a fait remarquer que la façon dont je suis tombé est révélatrice. Je vais prendre le temps de réfléchir à tout ça ! Bonne journée

  15. Jolies Fripes dit :

    Merci à toi pour cet article, je pense que je le relirai à chaque montée de stress, grande anxieuse que je suis et en plus pour les mêmes raisons que toi, ce besoin de tout controler …
    Bon courage,
    Des bisous !

  16. Merci pour tes conseils ! Sur le point de vouloir tout controler, tout gerer je suis un peu comme toi sur ce point … Bon courage pour la suite 😉

  17. Fannygloo dit :

    Merci pour cet article qui me parle énormément. Je suis moi aussi en cours de dé-perfectionnisme ! Les mots que tu emploies dans ton article résonnent en moi comme si je les avais moi-même écrits. Je dois avouer que mes deux grossesses successives et la maternité m’ont fait atteindre le maximum de l’anxiété, du stress, de la quête de la perfection (qui n’existe pas lol) et surtout de la peur de l’échec et de ne pas être une bonne mère !! Un mal pour un bien, bien sûr, car ça m’a fait prendre conscience qu’il fallait que je mette le hola sur certains points de ma personnalité. Evidemment, chassons le naturel, il revient au galop ! Mais j’y travaille tous les jours 😉 Bref, désolée pour ce p’tit mail 3615 ma life (oui je sais, le minitel a disparu, mais au moins on sait que je viens des années 80 🙂 ); En tout cas, en découvrant tes articles, ton blog et ton parcours, je crois bien qu’on a beaucoup de points communs ma p’tite dame (c’est p’t’être pas une bonne nouvelle pour toi d’ailleurs mouhahahaha !!) 😉 Bref, juste une envie de te laisser ce p’tit post car ça fait toujours du bien de « rencontrer’ des personnes qui semblent partager certains points en commun !! A bientôt j’espère !! Et continue, c’est top !!

    • Laetitia dit :

      Merci de ton commentaire Fanny 🙂 J’adore cette expression 3615 mylife : vive les expressions désuètes !!! ^__^

  18. C’est juste, voilà de bonnes pistes pour se sentir mieux et développer sa confiance en soi. Je pense qu’il ne manque que l’acceptation de ses propres limites pour développer l’esprit le plus serein possible.

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A propos

Elevée aux loisirs créatifs, j'ai toujours aimé jouer avec les ciseaux, les aiguilles et les crayons à dessin. Dans la vie, j'écris des livres et des DIY (si c'est un métier), je crée de la papeterie, j'arpente les vide-greniers mais j'aime aussi garder du temps pour regarder des nanars français des années 70, si possible avec Jean Rochefort, mon acteur fétiche.

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