London #5 : gouter aux charmes de Brighton

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Brighton et son célèbre ponton. C’est la seule image que j’avais de la ville, ce front de mer kitchissime avec sa fête foraine permanente, posée sur l’eau. Une sorte de Coney Island, version UK, plus petit et sans grande roue, mais avec les mêmes couleurs criardes, la même odeur de friture et de barbapapas, le même brouhaha, mélangeant orgue, musique boumboumtchacisante, et bip bip des machines à sous. Pour le reste, on imaginait une sorte de petite côte d’azur à l’anglaise (donc sans soleil et sans cigales).

A part cette idée préconçue de la ville, nous n’en savions pas grand chose, hormis qu’elle plait ou qu’elle ne plait pas. Nous nous en étions rendu compte lors d’une discussion au pub avec quelques connaissances londoniennes qui semblaient se partager entre les « big fan » et les « not really a big fan » (voir les « really not a big fan »). Un mot revenait souvent pour décrire la ville : « tacky » (de mauvais goût). En bons gamins kitch-addict, mon chéri et moi, avons décidé d’aller vérifier pour nous-même le goût de la ville.

Le premier gout n’était pas le meilleur. L’avenue descendant de la gare à la mer est horrible, affublés d’immeubles de béton et de touristes bruyants, de kebabs gras et d’écoles pour continentaux en séjours linguistiques. Pas de quoi donner envie. Et puis on arrive en bas, et là, Brigthon prend un goût sucré-salé, celui de la mer et des mouettes mélangé aux sucres d’orges et gauffres de plage, qui donne envie de mettre les pieds dans le sable les galets, mais pas dans l’eau (n’oublions pas que nous sommes au nord de la Mer du nord, et question température c’est pas vraiment la Côte d’azur !).

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Et puis le sucre prend le dessus du côté du New Pier, dans lequel se dilue toutefois l’odeur des fich’n chips qui réjouissent les touristes et apprentis anglophones affamés après des heures de jeux dans les machines à sous et les manèges. Moi, je me suis surtout régalée d’images. L’ambiance est un peu irréelle : ça clignote, ça piaille, ça crie, ça joue. Je n’ai pas réussi à persuader mon chéri de m’accompagner dans la Maison Fantôme. Je n’ai pas eu besoin de le convaincre que le grand huit, pour moi, c’était « no way ». On a mangé un fish’n chips, mâté par les mouettes, à l’affut du moindre reste, perdu 2,50£ dans les machines à sous et nous sommes retourner voir la ville qui nous avait laissé ce petit gout amer.

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Mais au lieu d’amertume, nous sommes tombés sur un Brighton aux senteurs exotiques. En face de nous, the Royal Pavillon, un surprenant bâtiment aux airs de palais de maharaja et à la décoration d’inspiration chinoise. Je ne suis vraiment pas fan des visites de monuments mais alors là …. youhaaaahouuuuuu … je suis restée estomaquée devant la beauté ktich de cette demeure royale et sa spectaculaire salle de banquets … un brin « tacky » certes, mais spectaculaire, étonnante, bluffante.

brighton-royal-pavillon

C’est peut-être ça, le secret de Brighton, allier une certaine idée de l’élégance à un brin d’excentricité, le kitch à la rêverie, le village de pêcheur au palais de maharajas, le fich’n chips aux « afternoon tea », le « tacky » au savoureux. Bien mélanger et déguster.

brighton-pier

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– Voir toutes les photos –

Brighton est à une heure de la station Victoria, un train
part toutes les 15 minutes au moins. Pas la peine de
réserver, vous pouvez prendre votre billet pour le prochain
train en arrivant à la gare. Choississez un billet avec le
retour libre dans la journée.

Plutôt que de prendre la grande rue (pas agréable donc),
tournez plutôt à votre gauche et descendez vers la mer par
les rues du "North Lane", puis  du quartier des "Lanes", plus
cosy avec ses petites ruelles, ses antiquaires de bijoux, ses
boutiques chics, ses salons de thé. C'est assurément plus
agréable.

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