London #9 : l’heure du retour

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Là, je suis dans l’Eurostar. Même si le billet ne sera publié que plus tard. On vient de quitter St Pancras. On vient de quitter Londres. Déjà, on s’éloigne et on commence à voir la campagne anglaise apparaitre. Bientôt, on croisera des moutons, on passera le tunnel, on verra au loin se profiler les ombres des terrils du nord de la France dans le soleil couchant. Rapidement, on arrivera à Paris. Ca va vite à un rythme de 300 km/h.

Ca fait un peu bizarre. Au bout d’un mois, Londres est devenu un bout de chez moi. J’aurais presque un petit pincement au coeur et limite les larmes aux yeux. C’est un peu bête, mais c’est comme ça. Rentrer sur Paris, c’est aussi reprendre le quotidien, retourner travailler (dès lundi, argghhhhhh ….) et certes retrouver mes amis, mon chat, ma maison et cette ville que j’adore. Même si, je crois, je serai bien rester ici. Mais la vie à Londres est certainement plaisante car je n’y vis pas, ou plutôt que j’y vis en touriste, entre balade à la mer et afternoon tea. Pas de contrainte. Pas d’obligation. Rien que du plaisir.

Mais tout ça, c’est fini. Je m’en suis rendue compte hier. En quittant Céline, Coralie et Fabienne, j’ai traversé la Tamise pour la dernière fois. La nuit s’était déjà couchée sur Londres. St Paul brillait. Quelques anglaises, à la robe aussi courte que leurs talons étaient hauts, zigzaguaient légèrement sur la passerelle. Toute seule, je rejoignais la Central line pour retourner, pour ce qui était pour quelques heures encore, mon « chez moi ». Ça faisait un peu comme dans un film. Un film à deux balle, genre comédie romantique. Il y avait même la bande son qui accompagnait ce moment un peu mélancolique à merveille  :  la voix un peu folk d’un guitariste installé du côté de la Tate Modern.

C’était parfait ! Il manquait juste le mot fin écrit en lettres blanches sur la pellicule. Que les lumières se rallument et que tout le monde sorte du cinéma. Vous savez, avec cette impression bizarre, comme une espèce de nostalgie qui vous envahit quand vous avez encore envie de rester dans le film, de ne pas quitter ces personnages à qui vous vous êtes attachés et qui vous abandonnent comme ça au bout d’un peu plus d’une heure et demi. Ca vous fait ça à vous aussi ? Et bien là, c’était exactement ça.

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