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Ce petit gout de luxe

Ce petit gout de luxe

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Cet été, j’ai craqué pour un trench chez Burberry. Classique, indémodable, beige avec sa fameuse doublure en tissu écossais, il devrait rester dans ma penderie pendant des dizaines d’années. Raisonnable (ou pas assez riche …selon votre point de vue), je suis allée, pour m’offrir ce cadeau, au magasin d’usine… pendant les soldes. Après moult essayages (car malgré tout, il ne s’agissait pas de se planter de taille, de coupe, de couleur, …), je me suis décidée et j’ai rejoint la caisse bras dessus bras dessous avec mon nouveau trench.

Malgré le prix fortement diminué de la chose, je n’ai pu m’empêcher d’avoir cette petite hésitation. Est-ce raisonnable ? Et si, c’était une erreur ? Et si, je m’en lassais ? Et si, et si … et si … dans ma tête, c’était une vraie partie de ping-pong cérébral. Oui, non, oui, non, oui, oui, non, non. La raison, calcule, évalue le risque de l’achat, la portabilité du truc (pas trop de risque dans ce cas, c’est vrai), la sympathie du banquier (beaucoup plus de risque). L’envie, plus forte, dit OUI. La main tend la carte et prend la paquet qu’on lui tend.

Au bout de 4 mois, je ne peux que remercier la raison d’avoir rabaissé son caquet. Et surtout, je me demande, pourquoi, ces petits luxes me font toujours passer par cet état d’hésitation et de nervosité, comme s’il s’agissait d’une « véritable folie ». Je travaille et gagne suffisamment ma vie pour pouvoir me faire plaisir  de temps en temps sans me torturer l’esprit. Et pourtant, ce n’est pas le cas. Je ressens toujours cet arrière-gout d’interdit, d’inaccessible et de terriblement tentant ! Mais c’est aussi, ce qui fait tout le sel de ces achats, contrairement aux séances de fast-shopping chez H&M et Co, qui comme le Big Mac, vous laisse sur votre faim.

Le problème, c’est surtout que le luxe, c’est un peu comme un thé Kusmi quand vous n’avez bu que du Lipton, un éclair au chocolat Hédiard quand vous n’avez connu que ceux d’Auchan, un cru classé quand vous n’avez jamais gouté que de la piquette, c’est difficile de ne pas y revenir plus tard. J’ai depuis, un moment – un an, en fait – une autre envie. Que je n’ose pas encore assouvir. Encore une fois, un intemporel, un classique, avec ce petit gout d’inaccessible et de terriblement tentant. Pour me le payer sans trop me torturer, j’ai décidé de faire le tri dans ma penderie et de financer cette nouvelle folie ce cadeau bien mérité en revendant tout ça sur vide-dressing.com en complément de chez moi. Le site vient d’ouvrir, pour la mise en vente seulement, et il sera possible d’acheter dans une semaine environ. Mais surtout, en mettant en vente des produits dès aujourd’hui, on peut gagner des lunettes Chanel, un portefeuille Vuitton et un sac Balenciaga, des cadeaux intemporels, classiques, mais pour le coup sans aucune culpabilité !

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