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La tentation généalogique

La tentation généalogique

GenealogieDes cousins éloignés au Mexique, une école qui portait mon nom à Alger, un grand-grand-grand-…?…-père peintre orientaliste, l’arbre généalogique réalisé par mon oncle m’a toujours fasciné. Que de patience, d’heures passées dans la poussière des archives, de lettres envoyées aux mairies d’ici et d’ailleurs, lui a t’il fallu pour remonter quelques générations en arrière, retrouver nos racines. Mais nous nourrissent-elles, ces racines ? Y a t’il un point commun, des traits de caractères identiques, des histoires transmises, des signes distinctifs qui me raccrochent à ces cousins éloignés, à priori voués à ne rester qu’un nom sur un papier.

Voilà la question que je me pose depuis le jour où mon oncle m’a montré ce travail titanesque. Bien sûr, j’ai d’abord exploré cette petite histoire familiale, maudis sur 15 générations cet aïeul richissime qui a tout perdu dans le crack boursier, admiré les photos des boutiques de dentelles que ma famille possédait au début du 20e siècle en plein Paris, rêvé de voyages à l’évocation des terres parcourues par mes ancêtres. Puis, je me suis intéressée à ces cousins et cousines inconnues, nés à peu près à la même époque que moi. Avec cette question de l’héritage familiale.

Quand l’un d’entre eux m’a contacté via Facebook, j’ai un peu hésité (je ne le connaissais pas après tout), mais j’ai – bien sûr – fini par accepter sa requête. Il m’a envoyé un message. Il avait tapé son nom de famille et avait été surpris de trouver plus d’homonymes qu’il ne l’aurait pensé. Il était curieux, voulais connaitre le nom de mon arrière-grand-père, sa nationalité et pleins d’autres choses. Moi, de mon côté, j’allais enfin pouvoir scruter, observer, traquer ce petit quelque chose que le temps n’aurait pas effacé et qui se serait transmis de génération en génération.

Quelle naïveté ! Sa tocade généalogique l’a quittée en moins de temps qu’il ne lui en a fallu pour balancer une série de hot-patates à tous ses amis. Il est passé à autre chose et ma réponse est restée dans les oubliettes de son profil. En plus, je me retrouve avec un ami qui n’en ai pas un, particulièrement actif, toujours très classe et fin (oui, en plus, le gaillard est d’une vulgarité singulière, parfois). Et j’ose espérer que finalement, on ait rien en commun.

Voir les commentaires
  • Ca m’a toujours fasciné de savoir quelles sont mes origines, donc j’ai posé beaucoup de questions à mes grands parents (mon nom est dans le dictionnaire) mais ça n’est jamais allé bien loin …
    Reste la question (métaphysique): as ton besoin de savoir d’où l’on vient pour savoir qui on est? 🙄

  • Claire > oui, je crois que je vais en arriver à cette solution radicale.

    Mlle Soso > Je suis contente qu’un oncle s’y soit collé. Je n’aurais ni la patience, ni le temps de le faire… (ni la passion aussi).

    Cha > Mes racines proches me sont indispensables mais je n’ai pas l’impression de savoir mieux qui je suis grace à cet arbre généalogique, c’est sur !

  • Je sais que j’ai un cousin très très éloigné et malade malheureusement 🙁 qui fait un arbre généalogique pour passer le temps mais je ne l’ai jamais vu … Par contre, ma grand-mère le tien au courant des naissances dans la famille 😉

  • Hu hu j’ai bien fait de ne pas l’accepter ce gaillard !
    Facebook c’est sympa mais franchement c’est blindé de trucs boulets comme les combats de vampire ou les hot-patates …

  • MissBrownie > moi, je demanderai à ma grand-mère de me montrer cet arbre. Elle doit pouvoir faire le lien.

    Yanlaz > Oui, oui, t’as bien fait 🙄 . (et c’est quoi cette manie de changer de pseudo à chaque coms. Tu brouille les pistes ?)

  • Ma maman a fait notre arbre généalogique jusqu’en dans les année 1600 je trouve ça fascinant .Une fois tout les 10 ans au plus tard nous nous réunnissons tous .. c’est une journée particulière que j’aime . Evidemment on y rencontre beaucoup de monde qui ne nous ressemble pas que j’ai j’avais vu ou dont je ne me rappelle absolument pas mais c’est marrant ! par contre c’est moins marrant quand elle me dit  » bon ben maintenant c’est à vous les jeunes d’organiser tous ça » ARfg ..

  • Je ressors ce post mais moi c’est mon père qui avait commencé à faire des recherches, seulement c’est un sacré bordel! À un moment (pas très loin dans l’histoire malheureusement) il était bloqué et j’ai du aller faire des recherches aux archives de Paris mais je ne m’en suis jamais sortie!
    Toute cette quête parce qu’à la base on a un nom qui sonne italien mais qui est soi-disant Corse… sauf qu’on en a aucune preuve et qu’on se dit ça se générations en générations sans vraiment savoir. Moi je trouve ça triste! 😥

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