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Objectif dressing fait main ou seconde main

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Garde robe faite main et seconde main
10 avril 2019 / By / , , /

Depuis 3 mois, j’ai réduit drastiquement la taille de mon dressing avec comme objectif de passer petit à petit à une garde robe plus durable, composée de pièces seconde main ou fait main !

Avez-vous déjà ouvert votre armoire et eu la sensation de ne rien avoir à vous mettre ? Tout en étant affolée par l’état des piles de linge qui s’effondrent dès que vous voulez prendre quelque chose ? Cela fait un moment que j’avais ce genre de réactions quand j’ouvrais la porte de mon dressing (un sacré moment même !) mais pourtant je ne faisais rien. Ma garde-robe semblait vouloir vivre une vie en dehors de tout contrôle et aujourd’hui quand je vois ce type d’article, je mesure le chemin parcouru.

Mon rapport à la mode n’est pas encore parfait (et ne le sera sans doute jamais) mais mon envie de me créer une garde robe plus durable a fait ces derniers mois un grand pas en avant.

Le déclic ? Mon déménagement ! Devoir passer 6 mois avec le contenu d’une valise m’a … plu ! Moi qui désespérait de mettre au garde-meuble ma collection de chaussures et de sacs, près de 2 ans après, je ne les ai pas tous sortis des cartons. En récupérant le container qui contenait notre vie parisienne, cela m’a même semblé complètement fou de vivre avec autant de choses et de fringues en particulier. J’ai donc décidé de ne plus rien acheter de neuf depuis le début de l’année. Et cela est pour l’instant beaucoup plus facile que prévu.

Je ne prône pas le minimalisme dans l’air du temps. Chacun fait ce qu’il veut. Je voudrais juste vous faire part de ma relation personnelle à la mode qui a beaucoup évolué ces dernières années et peut-être donner des brides de solutions à celles qui aimeraient évoluer vers un dressing fait main et seconde main.

Une prise de conscience de longue date

Quand j’ai regardé The True Cost quelques mois après sa sortie, je me suis prise une grosse claque dans la tête. Ne nous mentons pas : j’avais déjà conscience de l’impact environnemental, social et psychologique de l’industrie de la mode sur notre monde mais j’avais choisi de ne pas trop m’y pencher. C’est un peu comme avec le réchauffement climatique : nous connaissons les risques mais nous continuons à foncer droit dans le mur*.

Là, c’était pareil. Je connaissais les travers de la mode, mais j’était tout de même attirée par son effet doudou : un truc rassurant que tu peux convoquer quand tu te sens pas super bien.

Je me rassurais comme je pouvais. J’achetais déjà pas mal de vintage, j’avais quelques belles pièces depuis des années mais cela n’empêchait pas de me gaver de fast fashion par moment (comme on boulotte des chamallows devant un bon film guimauve les jours où ça va pas… tu vois le truc !).

Robe vintage achetée il y a un bon moment et qu’il faut que je raccourcisse depuis car la longueur (promis, je le fais cette année)

Comment j’ai commencé à agir ?

Par obligation ! Mettre 99% de mon dressing dans un container sans savoir quand je pourrais le récupérer a été un sevrage radical. Repartir à zéro (ou presque) m’a contrainte à être rationnelle dans mes choix shopping, budget oblige ! Ok pour un gros pull en laine pour affronter le froid, non à toutes une collection de trucs qu’on met qu’une fois.

Ces 6 mois de désintoxication brutale ont métamorphosé mon rapport à la mode. Ca n’a pas été tous les jours facile. J’ai eu la chance de ne pas être beaucoup tentée au quotidien. Cela a donc été relativement simple de ne pas rechuter, même si dans un premier temps, mes allers-retours parisiens étaient prétexte à des séances shopping obligatoires. Petit à petit, je me suis rendue compte que je vivais aussi bien, si ce n’est pas mieux, avec une garde-robe réfléchie et j’achète aujourd’hui beaucoup moins de vêtements.

C’est ce changement émotionnel dans mon rapport à la mode, qui a été un déclencheur important et m’a permis de passer à une seconde étape de la transformation de mon dressing : un grand tri et des choix conscients sur la façon dont je voulais m’habiller.

Mes choix en matière de dressing : rien de neuf !

J’ai choisi depuis le début de l’année de me lancer dans un défi personnel : je me suis promise de ne rien acheter de neuf en 2019 (oui, ça rime, c’est magnifique). Je m’autorise les pièces de seconde main et le fait main (créateurs ou couture maison). Et pour me motiver, je me suis achetée une nouvelle machine à coudre !

J’ai toujours pensé que j’étais nulle en couture, jusqu’à l’année dernière. J’ai emporté le patron de Aime comme Marie offert dans Marie Claire idées chez mes parents pour une semaine de vacances. Ma mère m’a un peu guidée mais pas tant que ça et j’ai surtout découvert que mon plus grand problème en matière de couture était ma machine à coudre premier prix qui datait de plus de 20 ans et n’avais jamais été entretenue. Ma mère me l’a d’ailleurs confirmé en la testant quelques mois plus tard. J’ai donc investi dans une super machine à coudre l’année dernière : la Bernette Chicago 7 qui a changé ma vie créative et ouvert la voie à un dressing cousu main.

Pulls tricotés main

Deux pulls tricotés main de ma garde robe : modèle We are Knitters (Nolita pour le bleu, impossible de retrouver le nom du rose)

Mon gilet Monceau cousu début 2019 toute seule comme une grande

Mes objectifs

☆ Des jolies pièces de seconde main à dénicher sur Vinted, dans les marchés vintage et les boutiques spécialisées mais stylées ou dans les bourses aux vêtements. J’ai arrêté d’essayer de trouver quelque chose dans les brocantes et les friperies (je n’y arrive pas).
J’ai supprimé de Vinted les marques de fast fashion : quand je fais une recherche, les vêtements Zara, H&M, Mango, … n’apparaissent même pas. Je ne suis pas tentée !
Je me concentre sur des intemporels de belles marques qui vont à priori durer comme ce pull marine Petit Bateau en coton épais qui ne me quitte plus ces derniers mois.

☆ Des vêtements faits main, cousus ou tricotés à la maison. Quand j’ai envie de quelque chose, j’essaie à présent d’avoir le réflexe “Patron”. La prolifération de marques qui ont rajeuni l’image de la couture n’y est pas complètement indifférente. Mais si je suis suffisamment motivée pour me coudre un vêtement, il y a de fortes chances que je l’aime longtemps. Je fais aussi attention au choix des tissus : ce serait dommage de passer des heures à créer un vêtement dans un tissu de mauvaise qualité.
Je ne suis pas pour autant une couturière très prolifique mais l’envie est là et mes dernières réalisations me motivent à continuer. Je pense par exemple à me faire déjà un second gilet Monceau tant j’aime ce basique que j’ai cousu avec le jersey matelassé de France Duval Stalla (j’adore ce tissu).
Je m’autorise aussi les achats « Petits créateurs » à condition que j’ai une véritable visibilité sur leur façon de concevoir leurs collections.

Bilan après un trimestre

Je n’ai pas réussi à 100% mais je n’en suis pas très loin. Depuis le mois de Janvier, je n’ai fait que deux entorses à mon objectif :

  • j’ai acheté 5 petites culottes en coton en remplacement de dessous vieillissants (comprendre troués de partout) : il est impensable pour moi à ce jour d’acheter des sous-vêtements de seconde main même avec étiquette et je n’ai pas eu la motivation de les créer moi-même.
  • j’ai du acheter un pantalon de ski pendant nos vacances à la neige. Je pensais m’en sortir avec des collants bien chauds, un jean et des grosses guêtres en laine mais après une journée à avoir froid, j’ai foncé chez Décathlon pour m’équiper.

C’est tout ! Je suis donc assez fière de moi pour ce premier trimestre !

Et maintenant ?

Je voudrais continuer le tri commencé dans mon dressing et me lancer dans de nouveaux projets couture pour cet été. Je vous en parlerai très bientôt !

* J’ai lu une analyse extrêmement intéressante de ce phénomène selon laquelle notre cerveau serait conçu pour éviter les risques. Si nous voyons une voiture qui file à 100 à l’heure, nous évitons de traverser comme des poules. Le réchauffement climatique nous étant présenté comme quasi-inévitable, la seule stratégie que notre cerveau ait  trouvé serait le déni.
Vous pouvez en lire plus à ce sujet ici et .

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18 Comments

  1. mzelle fraise dit :

    Oh ! c’est chouette m objectif 🙂 Effectivement, à part les sous-vêtements ou les vêtements « techniques » j’imagine qu’une fois qu’on maîtrise sa machine à coudre c’est grisant de faire sa garde-robe !

    • Laeti dit :

      Oui et il y a de plus en plus de patrons pour les sous-vêtements, faudrait que je trouve le temps de regarder ça, ça me tente carrément !

  2. C’est un super joli défi et tu t’en sors haut la main 🙂 Et comme tu vas nous coudre des merveilles, je suis sûre que tu réussiras ton objectif haut la main ! (as-tu pensé à l’épreuve du maillot de bain ? ^^).

    Hâte de lire tes prochains articles 😉

    • Laeti dit :

      Et bien oui, figures toi qu’il y a des livres et patrons qui viennent de sortir avec de super maillots de bain (et comme ils figurent effectivement dans la liste des trucs que j’aurai du mal à acheter en seconde main, va falloir y réfléchir). Je pense cependant que mon maillot actuel peut durer un peu 😉

  3. Ingrid dit :

    j’aimerais me mettre sérieusement à la couture. Je n’ose pas le vêtement de seconde main, mais peut être est ce mes essais friperies qui n’ont pas été concluants. En revanche j’achète beaucoup moins, c’est certain, car je n’aime plus l’idée de traîner un samedi dans les magasins alors que je peux l’utiliser pour dessiner ou bricoler.

    • Laeti dit :

      Je comprends … après tu as friperie et friperie 🙂 certaines sont méga cleans (mais plus chere aussi).

  4. Je viens de finir de regarder « The True Cost » après avoir lu ton article, et honnêtement j’ai tellement pleuré… J’essayais déjà de coudre et de tricoter mes vêtements et ne pas trop acheter de « pas cher », mais là je regarde ma garde-robe très différemment… Donc merci de m’avoir fait découvrir ce documentaire et de m’avoir aidée à réaliser que coudre ses vêtements soi-même, c’est pas seulement un hobby, c’est aussi éviter de cautionner une industrie qui traite vraiment les gens comme des objets jetables et remplaçables, sans parler de l’environnement. La question que je me pose maintenant c’est : quand on coud soi-même, il faut quand même bien acheter du tissu, alors comment savoir ce qu’on achète ? Est-ce qu’il y a des sites ou des marques de tissu que tu pourrais recommander ?

  5. Lo dit :

    Merci pour cet article très intéressant et qui me fait réfléchir à mon mode de consommation en matière de vêtements.

  6. Lena dit :

    Bravo pour cette décision 🙂 j’essaie également de faire le maximum pour vivre « ethique » sans pour autant flipper si je craque pour un vêtement neuf ou un produit de beauté pas forcément bio ou utile. Mais petit à petit, on va le faire

  7. Virginie dit :

    Coucou,
    bravo pour ce défi et merci de le partager avec nous 🙂
    même cheminement par ici.
    Belle soirée
    Virginie

  8. Corinne dit :

    Super défi qui me fait grandement penser au mien . Et oui moi aussi j’ai dû vivre avec quelques pièces de mon dressing pour déjà 6 mois . Et c’est à ce moment que j’ai eu le déclic et l’envie de me constituer une garde robe minimaliste mais sans un nombre précis de pièces. Juste ce qu il me faut.
    J’aimerais me mettre sérieusement à la couture mais je vais attendre d’avoir un chez moi pour ça !
    À très vite pour la suite .

    • Laeti dit :

      C’est effectivement plus pratique d’avoir un peu d’espace pour la couture, on s’étale rapidement et couper le tissu sans avoir assez de place, c’est vraiment galère 🙂

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A propos

Elevée aux loisirs créatifs, j'ai toujours aimé jouer avec les ciseaux, les aiguilles et les crayons à dessin. Dans la vie, j'écris des livres et des DIY (si c'est un métier), je crée de la papeterie, j'arpente les vide-greniers mais j'aime aussi garder du temps pour regarder des nanars français des années 70, si possible avec Jean Rochefort, mon acteur fétiche.

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