La petite robe noire de Françoise Sagan

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Recueils de textes sur la mode

Alors que la plupart de ses livres sont introuvables en librairie, les éditions « L’Herne » publient une série de carnets, recueils de textes écrits par Françoise Sagan pour la presse. Parmi eux, « La petite robe noire » compile ses articles (enfin une douzaine) sur la mode, l’élégance, les couturiers avec notamment un magnifique portrait d’Yves Saint Laurent et beaucoup, beaucoup de Peggy Roche.

Au fil des articles, Françoise Sagan vante l’élégance plutôt que la mode, rappelant qu’on peut être belle mais déguisée ou insignifiante mais brusquement stylisée par une robe. Et que finalement, le jeu consiste à trouver comment être personnelle sans être bizarre, raffinée sans être apprêtée, confortable sans être négligée, de plaire et non pas d’épater, d’attirer et non de provoquer.

Et forcément, ce n’est pas facile tous les jours d’arriver à ce nirvana de l’élégance personnelle. Il y a les moments de grisaille et cette terrible sensation qu’on a toutes ces jours-là devant notre dressing. Ce sentiment qu’aujourd’hui rien ne va, que les associations sont forcément mauvaises et qu’on ne peut rien y faire. Qu’on va trainer cette tenue toute la journée comme un boulet. (Non mais comment je parle moi ? Je devrais plutôt reprendre les mots de Sagan. Aussi tôt dit, aussi tôt fait). « On dit qu’une femme s’habille pour son entourage, les hommes, les copines. En fait, c’est pour soi qu’on s’habille. De manière à se trouver bien et prendre une attitude de conquête qui vous donne effectivement, l’impression d’être en forme. Mais il y a des jours où l’on se sent mal et quoi qu’on puisse se mettre, on s’habille d’une manière tout à fait gâchée. Il vaut mieux choisir un vieux chandail, une vieille jupe. Avec ces vieux complices, on sait qu’on passera plus ou moins inaperçu, mais que ce sera confortable. »

Mais c’est bien sûr. Pourquoi personne ne me l’a jamais dit. Et moi, qui a chaque fois, retourne ma garde-robe … pendant des heures … pour finalement rechanger au dernier moment avant de partir. Ce qui se révèle une effroyable erreur généralement, car la tenue n’est généralement guère mieux que la précédente … mais en plus je suis alors terriblement en retard. Alors qu’il suffirait de sélectionner quelques basiques tout doux et confortables et de miser à chaque fois sur eux.

Et sinon pour en revenir au livre, je trouve qu’on reste un peu sur sa faim. Ces 80 pages écrites très gros, m’ont donné envie d’en lire plus et d’enchainer avec les autres carnets « Au cinéma », « Bonjour de New York », … Mais à 9 euros environ le carnet, c’est un peu cher tout de même. Dommage.

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