Lipstick, je n’appliquerai jamais de ton rouge

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Lipstick rougeC’est fou comme toutes mes convictions « modesques », pourtant ancrées au plus profond de mon âme, finissent par s’émousser.

« Les leggings, ce truc horrible, j’en porterais jamais », « Non, mais tu m’as bien regardé là, tu crois vraiment, que moi, je vais porter cette veste de dadame » ou encore « La frange, c’est bon, j’en ai portée une toute mon enfance, alors j’ai mon compte pour 50 ans » en passant pas « Le serre-tête, c’est bon pour la bourgeoise, je m’appelle pas Marie-Chantal ! ». Toutes ces phrases, je les ai prononcées. Et plutôt dix fois qu’une. Pourtant, aujourd’hui, il me faut reconnaitre publiquement qu’il m’est arrivé de porter ces horribles collants sans pieds, que j’adore cette veste de grand-mère, que la frange me va finalement mieux (oui maman, pendant toutes ces années, tu avais raison … ) et que mon chéri adore m’appeler Marie-Chantal quand je porte un serre-tête.

Et des certitudes inébranlables, j’en ai des tonnes. La dernière en date à avoir chancelé : « maquillage rouge = femme fatale, limite fille de joie = très peu pour moi ».

Tout a commencé avec le vernis. L’année dernière, je m’étais fait une orgie de fringue rouge : trench, petit chemisier à pois, tops, et même sac et chaussures (jamais porté en total look, hein, je vous rassure …). Pour parfaire mon obsession, il me fallait être rouge jusqu’au bout des ongles. Alors direction Le Printemps, stand Chanel, vernis Fire. A la première application (deux heures après …), j’avais conclu que le rouge sur ongles courts était décidément charmant, pas du tout vulgaire. Mais j’avais décidé qu’il fallait s’arrêter là, sinon le rouge devenait fatal.

Et puis finalement, il y a deux semaines, j’ai essayé le rouge à lèvres Red en vogue de Lancôme. Il m’a été offert par la marque (car je vous le dis, jamais, je n’aurais acheté ça) et maintenant qu’il était là, autant l’essayer. J’étais chez moi, le démaquillant à portée de main, je ne risquais donc rien. J’applique, je corrige légèrement sur la droite un léger dérapage. Je regarde le résultat. Et là, surprise, finalement, ça rend bien. C’est presque joli, c’est joli même. Surprise, je me précipite vers l’antre du mâle, pour lui demander son avis. Lui aussi est surpris, mais trouve que c’est joli, que ça me vieillit un peu, mais que ça me va vraiment bien. Je n’ai pas résisté, du coup, à lui faire un bisou pour le remercier pour le plaisir de voir mon baiser marqué sur sa joue.

Alors finalement, j’ai révisé mon jugement « maquillage rouge = femme fatale, limite fille de joie = très peu pour moi ». Bon, bien sûr, il faut éviter le maquillage outrancier côté yeux, couplé aux lèvres rouges, mais j’envisage dorénavant, lipstick, d’appliquer de ton rouge, même hors de chez moi.

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