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Le jardin au bois dormant

Le jardin au bois dormant

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Je ne sais plus trop comment, j’ai découvert, il y a quelques semaines l’existence de ce jardin étonnant à quelques minutes de chez moi. Non, impossible de me souvenir de la raison qui m’a poussé à scruter attentivement le plan du bois de Vincennes, comme jamais je ne l’ai fait. A la recherche de ce quelque chose qui m’échappe, je me souviens par contre, avoir découvert une forme vert tendre sur le papier à un endroit où j’étais persuadée qu’il n’y avait rien et un nom – jardin d’agronomie tropicale – qui a attiré mon attention.

Mille fois, je suis passé à 100 mètres de ce jardin sans l’apercevoir, sans même soupçonner son existence et cette seule caractéristique suffisait à me pousser à en savoir plus. En cherchant quelques infos,  je suis tombée sur cette description « Ce jardin a vu défiler le Tout-Paris de la Belle-Epoque, lorsqu’il accueillit en 1907 les Pavillons exposés à Marseille lors de l’Exposition coloniale. Plongé dans un sommeil forcé depuis plus d’un siècle, il a ouvert ses portes en 2003. Les pavillons, envahis d’herbes folles, illustrent les relations douloureuses de la France avec ses colonies. »

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Qui me connait un peu, sait que ce genre de phrases va attisé ma curiosité, comme la promesse d’une visite dans le grenier de mes arrières grand-parents, comme les fabuleuses ruines immortalisées par Yves Marchand et Romain Meffre, comme ma visite (depuis mon canapé) des zones blanches de la capitale ou toute promesse de découverte d’un lieu dont on peut imaginer l’histoire à travers les objets qui le peuplent encore, les cicatrices qu’il porte, les traces de vie qu’il garde, avec cette petite impression de rentrer dans l’intimité du passé.

Bref, tout ça pour dire que je n’avais plus qu’une envie : découvrir ce lieu, ces bâtiments délabrés, sa végétation qui avait eu le temps de reprendre ses droits, et la poésie que je ne manquerai pas d’y trouver. Une fois sur place, j’ai croisé un gardien à vélo rouillé et grinçant, des chats, un perroquet, mais pas plus de 5 personnes. J’ai erré entre une pagode chinoise entourée de bambous et des pavillons délabrés et comme abandonnés du jour au lendemain, perdus au milieu d’une végétation qui semble avoir repris ses droits, partagée entre fascination et inquiétude et avec la conviction d’avoir trouvé un endroit un peu secret… en semaine tout au moins.

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Jardin d’agronomie tropicale
5 bis, avenue de la Belle-Gabrielle
Dans le bois de Vincennes
Paris 12è

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